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La villa gallo romaine de
Loupian dans l’Hérault en
témoigne : les
romains mangeaient et adoraient les coquillages.
A cette époque, la grande richesse des eaux de Thau et de la
Corse permettait aux coquillages de se développer et de se
reproduire en nombre suffisamment important pour régaler
tous
les gourmets ; mais les huîtres creuses
n’existaient
pas en Méditerranée, les huîtres plates
règnaient en maître.
Les récentes fouilles de la villa gallo-romaine à
Loupian
et tout autour de Thau montrent que les coquilles
d’huîtres
laissent apparaître l’empreinte d’un
objet
strié, ce qui suppose une mise en culture.
Ces hypothèses sont
renforcées par le fait que
les
coquilles retrouvées en grand nombre sont de même
diamètre (10 –12 cm), d’où
une récolte
de coquillages à maturité.
Les archéologues ont également
remarqué que les
coquilles sont majoritairement des couvercles
d’huîtres : il semblerait donc que les
huîtres
aient été ouvertes. Il supposent aussi qu'elles
étaient conservées dans du sel pour
être
exportées, notamment vers l’Italie.
Ce n’est qu’au 4ème et 5ème
siècle
après JC qu’une culture des moules est
supposée
être apparue.
Il
faut ensuite attendre 1860 pour que s’installe à
Bouzigues
et en Corse une culture véritable des coquillages.
Tout commence avec un repeuplement d’huîtres
à Thau.
Dans les canaux de Cette (Sète), dès 1875 sont
cultivées des huîtres plates par un
système de
flotteurs. Mais les eaux du port ne sont pas des plus saines.
C’est alors quau début du 20ème
siècle, un
pionnier demande une concession dans la lagune pour y
élever des huîtres.
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Ce n’est
qu’en 1925, suite à une mauvaise pousse des
huîtres,
que Louis Tudesq, maçon, a l’idée
ingénieuse
d’élever les huîtres en suspension sur
des barres en
béton et suspendues à des pyramides en
béton. Mais
la lourdeur de ces barres de béton amène M.
Bénézech à fixer les huîtres
sur des barres
de palétuvier (bois imputrescible) plus
légères.
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